Les commissaires passent l’oral

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La Commission européenne doit être renouvelée avant le 31 octobre 2014.

Après le scrutin du 25 mai, les principales formations politiques du Parlement européen se sont d’abord mises d’accord pour désigner leur candidat pour la présidence parmi la formation ayant le plus de députés : M. Juncker. Bien qu’ayant dans un premier temps suscité les réticences de Mme Merkel et n’ayant jamais convaincu M. Cameron, il a été le 27 juin proposé comme président de la Commission au vote du Parlement, qui a ratifié sa nomination le 15 juillet dernier.

Il lui reste maintenant à obtenir le 22 octobre prochain l’investiture de l’ensemble de la Commission par un vote favorable du Parlement. Dans un premier temps chacun des commissaires désignés est soumis à la question par écrit puis durant trois heures d’audition par la commission parlementaire compétente. Si les députés ne sont pas satisfaits, ils peuvent poser des questions écrites complémentaires , voire demander une seconde audition, un « oral de rattrapage », avant de formuler leur avis.

Comme les candidats ont été désignés à l’issue de négociations au plus haut niveau prenant en compte les subtils équilibres tous ces auditions et votes sont d’habitude une simple formalité. Mais pas cette année ; cinq candidats commissaires ont déjà été bousculés. M. Moscovici ancien ministre français de l’économie, qui postule au portefeuille des affaires économiques de l’Union,en charge de la discipline budgétaire, s’est vu demander

M. Juncker va  avoir du mal à faire valider sa liste de 28 commissaires.

Ce n’est vraiment pas facile une équipe de 28. D’autant plus qu’il ne les a pas choisis. Ce sont les états membres qui désignent librement chacun un candidat. Comme ça on comprend bien qu’au sein de la Commission toutes les nationalités sont égales et que seule la compétence compte. Et il revient au président de la Commission de trouver des portefeuilles aux 28 commissaires, avec de vrais sujets,   correspondant aux enjeux de l’Union et aux compétences des commissaires qu’on lui a désignés. A 28 c’est plus difficile qu’à 15 mais M. Juncker y arrivera sans doute car les candidats sont sérieux : celui chargé du numérique a d’ores et déjà déclaré qu’il demanderait à son fils ce qu’est Internet.

Ce mécanisme folklorique est le résultat du traité de Nice de 2001 dont l’objet était de rendre les institutions européennes plus légitimes et plus efficaces dans la perspective de l’élargissement.

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