L’arbitre dégaine trop vite

 

logorrhée legislative

Le ministre veut agir.

Lors du match entre le Racing Club de Lens et le Paris Saint-Germain au Stade de France – c’est du football – l’arbitre a pris des décisions contestées et,  semble-t-il, vraiment contestables.

Il a d’abord expulsé un défenseur lensois et accordé un penalty discutable, transformé sans coup férir par le joueur vedette uruguayen du club de Paris, puis il a exclu ledit buteur par deux cartons jaunes consécutifs : un pour une célébration jugée inappropriée de son but, et l’autre pour l’avoir touché en étant venu lui demander des explications. Quelques minutes plus tard c’est le capitaine lensois qui était à son tour exclu.

M. Braillard, le secrétaire d’état aux sports pose un diagnostic sans concession : « L’arbitrage français ne se porte pas bien, il n’y avait pas d’arbitre français à la Coupe du monde d’ailleurs … L’année dernière il y a eu des problèmes, cette année il y a des problèmes… ».

Il esquisse une solution : « Ne faut-il pas professionnaliser définitivement les arbitres? ».

Le Syndicat des Arbitres de Football d’Elite (SAFE) veut faire avancer ce sujet et revendique  la reconnaissance du statut de sportif de haut niveau pour les arbitres de l’élite du football français. Le SAFE se félicite des réflexions menées par le secrétariat d’état aux sports « sur une évolution législative du statut des sportifs de haut niveau » qui forment « une excellente base de travail ».

Une loi pour les arbitres de football. lI paraît que le Parlement vote trop de lois bavardes, précaires, circonstancielles, inutiles, mal ficelées et trop souvent mal appliquées, quand elles ne sont pas inapplicables.

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